Le Journal d'un homme moderne

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dimanche 1 février 2009

Mal élevés

[NDL'HM : Voir en fin de billet les addenda]

En avril 2007, je re-publiai sur le ouèbe un excellent texte de Serge Halimi, L'art et la manière d'ignorer la question des médias, que je vous invite bien sûr à relire et méditer. Ce texte était repris de Pour une analyse critique des médias — Le débat public en danger, publié sour la direction de Éveline Pinto, Collection Champ social, Éditions du Croquant, janvier 2007, lui-même fruit des journées du 21 et 22 octobre 2005 organisées par l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Le Monde Diplomatique. Ce texte était publié avec l'autorisation de l'auteur, de la directrice et de l'éditeur.

Je dois avouer ici que je me suis parfois passé -et sans fausse honte- de ces autorisations, mais jamais d'indiquer mes sources. J'ai peu de respect pour la propriété, intellectuelle ou pas, mais pas mal pour le travail des autres.

On me montre tout à l'heure un exemplaire de Vendredi, hebdomadaire de compilation du ouèbe, où je retrouve ce même texte salement saucissonné pour rentrer dans le format de publication, agrémenté d'une photo non sourcée de l'auteur et d'une photo d'illustration assez peu explicite. Une source est indiquée, http://socio13.wordpress.com/, blogue de Danielle Bleitrach, pour qui j'ai assez assez peu de sympathie, sinon qu'elle est de gauche, c'est déjà ça, mais d'une obédience façon Staline qui m'indispose très souvent -mais je lui pardonne volontiers parce qu'elle semble sincère et passionnée et qu'il faut de tout pour faire une Gauche, même quelques centralistes démocratiques.

Mme Bleitrach n'avait pas daigné indiquer la source de son recopiage, ce qui dénote un curieux manque de rigueur pour une admiratrice de la version bureaucratique la plus sévère du socialisme, mais bon, hein, j'aime mieux ça qu'un stage de rééducation pour révisionnistes libertaires dans une banlieue de la Havane.

En revanche, que M. Rosselin, fondateur de toutes sortes de médias, ne prenne pas la peine d'indiquer des sources correctes pour ses repiquages emballés du vendredi, ni n'exprime de demande de publication et de saucissonnage auprès de l'auteur du texte, ce qui m'a été confirmé, je trouve ça très mal élevé. J'avais cru comprendre qu'il demandait des autorisations et même payait les auteurs d'une poignée de pépitos ou quelque chose d'approchant. J'avais dû mal comprendre.

Soyons clair : dans l'histoire, le MHM ne méritait bien sûr pas un sou, ni non plus n'avait besoin d'être consulté (l'auteur, si). D'ailleurs, on me dit que M. Rosselin ne connaissait pas mon existence, ce qui est tout excusable, enfin un peu moins pour un éditeur sensément éclaireur du ouèbe à l'usage des foules : notre présence est discrète mais tout de même constante depuis 1998, époque où la Toile était moins chargée, mais voilà que le pêché d'orgueil me guette, je m'arrête.

J'ai lu quelque part que Vendredi n'atteindrait pas ses objectifs de ventes et donc la rentabilité pour le moment.

Pour un truc si mal fait je dis que c'est bien fait.

L'HM

- addendum au matin : M. Rosselin m'écrit qu'il publiera un erratum dans le prochain numéro et qu'il fut abusé par dame Bleitrach qui lui céda les droits qu'elle n'avait pas. Nous lui en savons gré.

- addendum plus tard de quelques jours : Vendredi du 30 janvier a publié en dernière page ce petit encadré :

"L'art et la manière d'ignorer les médias, par Serge Halimi

La semaine dernière, nous avons publié le résumé d'un article de Serge Halimi qui était disponible sur le site socio13. Or, ce site n'en est pas l'éditeur original. Cet article a été publié sur le Net par homme-moderne.org. Il s'agit d'un extrait de l'ouvrage collectif  Pour une analyse critique des médias - Le débat public en danger, sous la direction d'Éveline Pinto, Col. Champ social, Éd. du Croquant, janvier 2007."

mercredi 28 janvier 2009

"Val est vénère", montage de Pierre Carles


VAL EST VENERE
envoyé par Mary-Trebor

Pierre Carles : « C'est surtout la dernière partie qui est intéressante. »

lundi 22 décembre 2008

Procès Charlie Hebdo/Choron dernière : revue de presse


«Choron, dernière» - Communiqué de presse

Suite de l’assignation en référé de 3B et Tadrart Films par MM. Cabu, Val et Wolinski le 19 décembre 2008.
Monsieur le Président du Tribunal de Grande Instance de Paris (assignation en référé) a statué :

« Statuant par mise à disposition au greffe, par ordonnance contradictoire et en premier ressort,

Condamnons M. Jean CABUT, M. Philippe VAL, M. Georges WOLINSKI aux dépens et à payer à la société 3B et à la société TADRART FILMS la somme de 1000 euros chacune par application de l’article 700 du Code de procédure civile.

Fait à Paris, le 19 décembre 2008. »

Le film CHORON, DERNIÈRE est LA seule riposte aux polémiques présentes et futures. Les enjeux du film de Pierre Carles et Martin vont, heureusement, bien au-delà d’une entreprise de dénigrement convenu. C’est le portrait d’un homme, le Professeur CHORON, qu’aujourd’hui encore, aucun mouvement politique ou idéologique ne peut, n’a pu et ne pourra « récupérer ».

3B productions et Tadrart Films (Jean Bréhat et Muriel Merlin),
22 décembre 2008.


TOUS LES DOCUMENTS CI-DESSOUS ONT ÉTÉ INTÉGRÉS DANS LES PAGES DU MHM SUR LE FILM


Plainte conte [sic] "Choron dernière" : Cabu, Val et Wolinski déboutés

NOUVELOBS.COM | 22.12.2008 | 14:47
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias/20081222.OBS6756/
plainte_conte_choron_derniere_cabu_val_et_wolinski_debo.html


Les deux dessinateurs et le directeur de la publication de Charlie Hebdo réclamaient l'interdiction de l'affiche du film sur laquelle leurs noms sont mentionnés.

Le juge des référés du tribunal de Paris a débouté, lundi 22 décembre, Cabu, Wolinski et Philippe Val ainsi [sic] qui réclamaient l'interdiction de l'affiche du film "Choron dernière", sur laquelle leurs noms sont mentionnés. Les deux dessinateurs et le directeur de la publication de Charlie Hebdo apparaissent dans le film uniquement dans des images d'archives. Ils estimaient toutefois que la mention de leurs noms sur l'affiche laissait penser qu'ils y avaient participé volontairement, ce qui n'était pas le cas.
Le documentaire réalisé par Pierre Carles et Eric Martin, dont la sortie est prévue sur les écrans le 7 janvier, retrace la vie de Georges Bernier, alias le professeur Choron, cofondateur du journal satirique Hara Kiri, mort le 10 janvier 2005 à l'âge de 75 ans.

"Pas lieu a référé" [sic]

Les trois hommes ont donc décidé d'assigner pour atteinte à leur nom les sociétés 3B Productions et Tadrart Films, respectivement producteur et distributeur du film.
Dans son ordonnance, la juge des référés Magali Bouvier a estimé qu'il n'y avait "pas lieu à référé". En effet, écrit-elle, les demandeurs n'ont pas réussi à démontrer que la mention de leurs noms sur l'affiche "constituait une atteinte à la vie privée telle que leur diffusion prochaine constituait un péril imminent justifiant" l'interdiction de l'affiche.
Pour la magistrate, il est bien clair que le film de MM. Carles et Martin est un "film documentaire", et que la mention incriminée "ne s'interprète pas d'évidence comme étant autre chose que la liste des personnes dont des interventions figurent dans le film (...) et il s'agit d'une information pertinente".


Cabu, Val et Wolinski resteront à l'affiche de “Choron dernière”

http://www.telerama.fr/cinema/cabu-val-et-wolinski-resteront
-a-l-affiche-de-choron-derniere,37289.php
22/12, 19h

LE FIL CINéMA - Ils demandaient que leurs noms disparaissent de l'affiche du film de Pierre Carles et Eric Martin consacré au cofondateur de “Hara Kiri”. La justice leur a dit “non”.

Ouf. Cabu, Philippe Val et Wolinski, de Charlie Hebdo, qui réclamaient l'interdiction de l'affiche du film Choron dernière, ont été déboutés aujourd'hui par le juge des référés du tribunal de Paris. Alors qu'ils apparaissent dans le film uniquement dans des images d'archives, ils estimaient que la mention de leurs noms sur l'affiche laissait penser qu'ils y avaient participé volontairement, ce qui n'était pas le cas. Et avaient donc décidé la semaine dernière d'assigner pour atteinte à leur nom les sociétés 3B Productions et Tadrart Films, respectivement producteur et distributeur du film de Pierre Carles et Eric Martin, qui retrace la vie de Georges Bernier, alias le professeur Choron, cofondateur de Hara Kiri.

Dans son ordonnance, le juge reconnaît le caractère de « film documentaire » de l'œuvre, la mention incriminée « ne [s'interprétant] pas d'évidence comme étant autre chose que la liste des personnes dont des interventions figurent dans le film (...) ». Sage décision, tant cette démarche, qui menaçait la sortie même du film le 7 janvier, tenait du ridicule, voire du pathétique.

Richard Sénéjoux


Film sur le professeur Choron: Cabu, Philippe Val et Wolinski déboutés

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i6KtHtYQiz2BiF2_6UM-0wCHLGhw (22/12/2008 13h37)
PARIS (AFP) — Le juge des référés du tribunal de Paris a débouté lundi les dessinateurs Cabu et Wolinski, ainsi que le directeur de publication de Charlie Hebdo, Philippe Val, qui réclamaient l'interdiction de l'affiche du film "Choron dernière", sur laquelle leurs noms sont mentionnés.

Le documentaire réalisé par Pierre Carles et Eric Martin, dont la sortie est prévue sur les écrans le 7 janvier, retrace la vie de Georges Bernier, alias le professeur Choron, cofondateur du journal satirique Hara Kiri, mort le 10 janvier 2005 à l'âge de 75 ans.

Cabu, Wolinski et Philippe Val, qui y apparaissent uniquement dans des images d'archives, estimaient que la mention de leurs noms sur l'affiche laissait penser qu'ils y avaient participé volontairement, ce qui n'était pas le cas.

Les trois hommes ont donc décidé d'assigner pour atteinte à leur nom les sociétés 3B Productions et Tadrart Films, respectivement producteur et distributeur du film.

Dans son ordonnance, la juge des référés Magali Bouvier a estimé qu'il n'y avait "pas lieu à référé". En effet, écrit-elle, les demandeurs n'ont pas réussi à démontrer que la mention de leurs noms sur l'affiche "constituait une atteinte à la vie privée telle que leur diffusion prochaine constituait un péril imminent justifiant" l'interdiction de l'affiche.

Pour la magistrate, il est bien clair que le film de MM. Carles et Martin est un "film documentaire", et que la mention incriminée "ne s'interprète pas d'évidence comme étant autre chose que la liste des personnes dont des interventions figurent dans le film (...) et il s'agit d'une information pertinente".


Choron, Charlie et compagnie…

Le Blog Ecrannoir.fr Posté par vincy, le 19 décembre 2008 http://ecrannoir.fr/blog/blog/2008/12/19/choron-charlie-et-compagnie/

Choron dernière, documentaire tourné avant le décès de Georges Bernier (alias le Professeur Choron) en janvier 2005, allait enfin sortir en salles le 7 janvier 2009. L’alter-médiatisme est en vogue : on attaque Le Canard, Charlie et Siné se font la guerre, Charlie en documentaire à Cannes, on ressuscite même Choron dans Coluche, l’histoire d’un mec<, film de fiction réalisé par Antoine de Caunes.

Ce documentaire de Pierre Carles et Martin, qui ne faisait de mal à personne (avec une trentaine de copies, son impact médiatique était forcément faible), semble déranger… pour d’étranges raisons.  Cabu, Philippe Val et Wolinski assignent en référé aujourd’hui la société 3B productions et le distributeur indépendant Tadrart Films, “pour utilisation des noms (sur l’affiche et le site internet) « CABU, PHILIPPE VAL ET WOLINSKI », à « des fins lucratives et ce afin de susciter l’intérêt du public et de créer une réelle confusion, en l’occurrence, quant à leur participation choisie à une œuvre cinématographique“.

Ceci nous rappelle l’histoire d’un mec, Paul Lederman, producteur lucratif pour ne pas dire un peu possessif de ce qui ne lui appartient pas vraiment, qui avait chercher des noises aux producteurs et distributeur de Coluche, sous prétexte que l’affiche et le titre reprenaient l’expression de l’humoriste “C’est l’histoire d’un mec…” Il fut débouté et parti dépité. mais l’affaire tua la sortie du film.

Mais ici l’histoire choque davanatge [sic]. Il s’agit d’une œuvre très indépendante, peu susceptible de rapporter l’argent investit il y a longtemps dans sa production. Surtout, les attaquants, à l’esprit autrefois libertaire, et en tout cas certainement pas mercantile, abuse[nt] de la judiciarisation de notre société pour obstruer la sortie d’un film.

Des apôtres anars ou de gauche qui ne supportent pas qu’on utilise leurs noms, alors qu’ils sont publiquement liés au Professeur Choron depuis trente ans et plus, car affinités. Tout ça pour quoi ? Si le film ne peut pas sortir, que gagnent-ils ? Empêcher le film d’être vu ? On est loin de la liberté d’expression qui fait leur richesse et leur réputation… Alors, les gentlemen sont-ils déguisés en salauds ?

Car ce procès peut aussi asphyxier les deux petites entreprises… Selon Rue89, les plaignants demandent que les producteurs leur versent à chacun 4 000 euros et, solidairement, 1 500 euros. En outre, les producteurs pourraient avoir à payer les frais de justice et une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée. Pour l’instant les autres noms mentionnés - Cavanna, Marc-Edouard Nabe, Siné et Vuillemin - n’ont pas portés plainte.

Derrière cette affaire, on se dit surtout que les plaies ancestrales ne sont pas refermées. Dernier directeur de Charlie Hebdo ancienne version, le Professeur Choron, n’avait pas été consulté par Val, Wolinski et Cabu lors de la renaissance du titre en 1992, et contrairement aux autres, comme Cavanna, Delfeil de Ton ou Siné, il ne fut pas réintroduit dans la famille… Aujourd’hui encore, on préfère qu’il soit oublié. Gageons que Pierre Carles se vengera chaudement en mettant son documentaire sur Internet.


Cabu, Philippe Val et Wolinski attaquent le film sur le professeur Choron

http://qc.news.yahoo.com/s/afp/081219/arts/m__dias_cin__ma_proc__s AFP, Ve 19/12/2008 vers 17h

PARIS (AFP) - Les dessinateurs Cabu et Wolinski, ainsi que le directeur de publication de Charlie Hebdo, Philippe Val, ont sollicité vendredi en référé la modification de l'affiche du film "Choron dernière" qui, dans sa forme actuelle, trompe selon eux sur leur participation volontaire à ce film.

Le documentaire réalisé par Pierre Carles et Eric Martin, dont la sortie est prévue sur les écrans début janvier, retrace la vie de Georges Bernier, alias le professeur Choron, co-fondateur du journal satirique Hara Kiri, mort le 10 janvier 2005 à 75 ans.

Selon Me Richard Malka, Cabu, Wolinski et Philippe Val y apparaissent dans des "images volées ou des images d'archives", mais n'ont nullement participé volontairement au film.

Les trois hommes ont donc décidé d'assigner pour atteinte à leur nom, devant le juge des référés du TGI de Paris, les sociétés 3B Productions et Tadrart Films, respectivement producteur et distributeur du film.

"Que M. Carles (...) fasse le film et l'affiche qu'il veut, ça ne nous intéresse pas, mais qu'il tente de le commercialiser en trompant le public sur la participation de Cabu, Wolinski et Philippe Val à son film, on ne peut pas l'accepter. C'est une question d'honnetêté [sic] minimale", a plaidé vendredi Me Malka devant la juge des référés Magali Bouvier.

"Nous aurions utilisé les noms de MM. Cabu, Val et Wolinski, personnages publics de notoriété reconnue et incontestable pour pouvoir faire venir le public dans les salles!", se sont indignés les défendeurs.

"Attaquer sur le mercantilisme de nos sociétés en demandant des dommages et intérêts et astreintes financières permet non seulement de ne pas attaquer les réalisateurs sur le fond du film mais aussi d'asphyxiser financièrement nos sociétés!", écrivaient-ils encore dans un communiqué en stigmatisant un véritable "coup bas".

Délibéré lundi.


Avant...

(Nota : j'aime beaucoup le "selon Rue89.com qui révèle l'affaire". Sauf erreur, "l'affaire" a été révélée ici. Néanmoins leur site a réellement fait un travail de développement de l'information.)


confidentiels & indiscrets

Cabu, Val et Wolinski poursuivent Pierre Carles en justice

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 18/12/2008 | 16H21
http://www.rue89.com/2008/12/18/cabu-val-et-wolinski-poursuivent-pierre-carles-en-justice

Ces trois piliers de Charlie Hebdo attaquent en référé les producteurs du film "Choron Dernière", qui sort le 7 janvier, au motif que leurs noms se trouvent sur l'affiche sans leur accord.

Les sociétés de production 3B et Tadrart Films sont assignées à comparaître vendredi à 14h30 au palais de justice de Paris à cause du dernier film de Pierre Carles (coréalisé avec Martin). Philippe Val, directeur de la rédaction et de la publication de Charlie Hebdo, et les dessinateurs Cabu et Wolinski les poursuivent pour "atteinte au droit au nom (...) à raison de l'utilisation illicite de leur nom dans le cadre de l'affiche du film 'Choron Dernière'".

"Vie et mort du Professeur Choron et de Charlie Hebdo"

Ce film, sous-titré "Vie et mort du Professeur Choron et de Charlie Hebdo", mentionne leurs trois noms sur l'affiche, et sur différents sites Internet, aux côtés de ceux de Georges Bernier (le professeur Choron), Cavanna, Marc-Edouard Nabe, Siné et Vuillemin. (Voir la vidéo)

Si le juge des référés suit les demandes des plaignants, les producteurs seront condamnés à payer 4 000 euros à chacun d'eux, ainsi que, solidairement, 1 500 euros, en plus des frais de justice et d'une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée.

L'assignation de leur avocat, Me Richard Malka, indique :

"L'affiche du film, réalisée par le dessinateur Vuillemin, induit une confusion majeure quant à la participation spontanée de Messieurs Cabut, Val et Wolinski au film en question (...) [Leurs noms] ne sauraient donc faire l'objet d'une utilisation à des fins lucratives et ce afin de susciter l'intérêt du public."

Le film, qu'"aucun d'eux n'a visionné", "semble en réalité être un véritable réquisitoire contre les demandeurs", qui y seraient "violemment" dénigrés. Quant à son coréalisateur Pierre Carles, il se serait "déjà illustré par l'utilisation de procédés très contestés".

Cavanna: "Tignous, Charb, Riss, Luz (...), ils rentrent leurs griffes"

Rue89 a visionné ce film, qui comprend quelques extraits propres à gêner l'équipe actuellement dirigée par Philippe Val. En particulier quand l'un des deux principaux fondateurs de Charlie (avec Choron), Cavanna, déclare ceci à propos de ce qu'est devenu l'hebdo (où il travaille toujours):

"[Les dessinateurs] Tignous, Charb, Riss, Luz, c'est des jeunes pleins de talent, pleins d'audace, audace qu'on sent rentrée. Ils rentrent leurs griffes. Tu enregistres, là? Tant pis pour ma gueule."

Me Malka explique qu'en assignant les producteurs du film, ses clients "cherchent à éviter la confusion. On a considéré qu'on ne pouvait pas laisser faire n'importe quoi, pour le principe. La prochaine étape, ça peut être un film porno avec les noms de Val, Cabu et Wolinski."

Du côté des boîtes de production, on s'étonne:

"Attaquer sur le mercantilisme de nos sociétés en demandant des dommages et intérêts et astreintes financières permet non seulement de ne pas attaquer les réalisateurs sur le fond du film, mais aussi d'asphyxier financièrement nos sociétés."

Pierre Carles, lui, trouve que les trois journalistes de Charlie se trouvent en situation d'"arroseurs arrosés":

"Ce qui est drôle dans cette affaire, c'est qu'il y a dix ans, j'ai pu sortir mon film 'Pas vu, pas pris', grâce à une souscription lancée par Charlie Hebdo, que dirigeait déjà Philippe Val. Sur l'affiche, se trouvaient une quinzaine de noms de personnes sans leur autorisation, dont PPDA, Etienne Mougeotte, Patrick de Carolis, ce que cautionnait Charlie Hebdo."


Val, Cabu et Wolinski attaquent Choron Dernière

http://www.neuvieme-art.com/actu/
Cabu-Charlie-hebdo-Chroron-Georges-Wolinski-Justice-Philippe-Val-427
Vendredi 19 décembre 2008
Nouvelle affaire affectant la presse dessinée. Après les remous suscités par le limogeage de Siné de Charlie Hebdo et la création par le même Siné de Siné Hebdo, ce sont trois des grands noms de la galaxie Charlie Hebdo - Hara Kiri qui montrent des dents. Philippe Val, Cabu et Georges Wolinski ont en effet décidé d'attaquer les producteurs de Choron Dernière, le film de Pierres Carles et Eric Martin retraçant la vie du patron de presse atypique qui sort le 7 janvier.

Le directeur de Charlie Hebdo et les deux dessinateurs reprochent aux sociétés 3B et Tadrart Films qui produisent le documentaire l'utilisation de leur nom sur l'affiche sans leur aval. Selon Rue89.com qui révèle l'affaire, ils réclament le versement à chacun 4 000 euros et, solidairement, 1 500 euros ainsi qu'une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée.

Les producteurs sont assignées à comparaître ce vendredi 19 décembre 2008 à 14h30. Les noms des trois plaignants figurent sur les affiches du film et sur les sites internet du film aux côté de ceux de Georges Bernier alias le Professeur Choron, Cavanna, Marc-Edouard Nabe, Siné et Vuillemin. Quant au documentaire Pierres Carles et Eric Martin, il vise à faire découvrir l'artiste et le patron de presse hors pair qu'était Georges Bernier et que cachait le provocateur scato Choron.


Cabu, Val et Wolinski poursuivent Pierre Carles en justice

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/
20081218.OBS6193/cabu_val_et_wolinski_poursuivent_pierre_carles_en_justi.html
NOUVELOBS.COM | 18.12.2008 | 18:09

Ces trois piliers de Charlie Hebdo attaquent en référé les producteurs du film "Choron Dernière", parce que leurs noms figurent sans leur accord sur l'affiche du film.

Les dessinateurs Cabu et Wolinski ainsi que le directeur de la rédaction et de la publication de Charlie Hebdo Philippe Val attaquent en référé les producteurs du film "Choron Dernière", rapporte jeudi 18 décembre le site Rue89.com. Le motif : "Atteinte au droit au nom [...] à raison de l'utilisation illicite de leur nom dans le cadre de l'affiche du film 'Choron Dernière'", de Pierre Carles (coréalisé avec Martin), qui sort le 7 janvier. Les sociétés de production 3B et Tadrart Films sont assignées à comparaître vendredi à 14h30 au palais de justice de Paris, précise Rue89.

Dommages, intérêts et astreintes financières


Les noms de ces trois piliers de Charlie Hebdo figurent sur l'affiche du film, sous-titré "Vie et mort du Professeur Choron et de Charlie Hebdo", et sur différents sites Internet. Sont également mentionnés sur l'affiche les noms de Georges Bernier (le professeur Choron), Cavanna, Marc-Edouard Nabe, Siné et Vuillemin.
Les plaignants demandent que les producteurs leur versent à chacun 4.000 euros et, solidairement, 1.500 euros, ajoute Rue89. En outre, les producteurs pourraient avoir à payer les frais de justice et une astreinte de 10.000 euros par infraction constatée.

"Confusion majeure"

L'assignation de l'avocat des plaignants, Me Richard Malka, indique que "l'affiche du film, réalisée par le dessinateur Vuillemin, induit une confusion majeure quant à la participation spontanée de Messieurs Cabu, Val et Wolinski au film en question (...) [Leurs noms] ne sauraient donc faire l'objet d'une utilisation à des fins lucratives et ce afin de susciter l'intérêt du public."
Le film, qu'"aucun d'eux n'a visionné", "semble en réalité être un véritable réquisitoire contre les demandeurs", qui y seraient "violemment" dénigrés. Quant à son coréalisateur Pierre Carles, il se serait "déjà illustré par l'utilisation de procédés très contestés", affirme Me Richard Malka.
Et d'ajouter qu'en assignant les producteurs du film, ses clients "cherchent à éviter la confusion. On a considéré qu'on ne pouvait pas laisser faire n'importe quoi, pour le principe. La prochaine étape, ça peut être un film porno avec les noms de Val, Cabu et Wolinski."

Chacun son tour

Les sociétés de production, elles, s'étonnent, rapporte également Rue89. "Attaquer sur le mercantilisme de nos sociétés en demandant des dommages et intérêts et astreintes financières permet non seulement de ne pas attaquer les réalisateurs sur le fond du film, mais aussi d'asphyxier financièrement nos sociétés," estiment-elles.
"Ce qui est drôle dans cette affaire, c'est qu'il y a dix ans, j'ai pu sortir mon film "Pas vu, pas pris", grâce à une souscription lancée par Charlie Hebdo, que dirigeait déjà Philippe Val", déclare de son côté le réalisateur Pierre Carles, cité également par le site internet. "Sur l'affiche, se trouvaient une quinzaine de noms de personnes sans leur autorisation, dont PPDA, Etienne Mougeotte, Patrick de Carolis, ce que cautionnait Charlie Hebdo," commente-il.


Val, Cabu, Carles, Wolinski, Cavanna, Choron : bataille à OK Charlie, épisode 2

Philippe Val, Cabu et Wolinski poursuivent le réalisateur Pierre Carles pour avoir utilisé leurs noms sur les affiches de son dernier film consacré au professeur Choron. L'affaire, sur fond de guerre d'héritage, sera jugée cet après-midi.

http://www.marianne2.fr/Val,-Cabu,-Carles,-Wolinski,-Cavanna,
-Choron-bataille-a-OK-Charlie,-episode-2_a94502.html
Vendredi 19 Décembre 2008 - 14:06 Régis Soubrouillard

Même mort, Choron fout encore la merde ! Philippe Val, Cabu et Georges Wolinski ont en effet décidé d'attaquer les producteurs de « Choron Dernière », le film de Pierres Carles et Eric Martin (sortie le 7 janvier) qui retrace la vie du fameux professeur .

Le directeur de Charlie Hebdo et les deux dessinateurs ont assigné les sociétés 3B et Tadrart Films, qui produisent le documentaire, pour « atteinte au droit au nom, à raison de l'utilisation illicite de leur nom dans le cadre de l'affiche du film Choron Dernière ». La présence des patronymes et pseudos de Val, Cabu et Wolinski sur l’affiche du film « induirait une confusion majeure sur leur participation spontanée au film » (auquel, faut-il le préciser, ils n'ont pas participé). Ils réclament chacun le versement de 4.000 euros et, solidairement, 1.500 euros ainsi qu'une astreinte de 10.000 euros par infraction constatée.

La galaxie Charlie explose
Au delà des arguties juridiques (que la justice tranchera), c’est un nouveau règlement de comptes entre les héritiers de Charlie qui se joue : la réplique du premier tremblement de terre qui avait secoué la galaxie de l'hebdo satirique après l’affaire Siné et la création de Siné Hebdo. Le sous-titre du film ne laisse d'ailleurs guère de place au doute sur la thèse défendue par Pierre Carles : «Vie et mort du Professeur Choron et de Charlie Hebdo ».

Rue89 qui a visionné le film, explique en effet qu’il «comprend quelques extraits propres à gêner l'équipe actuellement dirigée par Philippe Val. En particulier quand l'un des deux principaux fondateurs de Charlie (avec Choron), Cavanna, déclare ceci à propos de ce qu'est devenu l'hebdo (où il travaille toujours): "Les dessinateurs Tignous, Charb, Riss, Luz, c'est des jeunes pleins de talent, pleins d'audace, audace qu'on sent rentrée. Ils rentrent leurs griffes. Tu enregistres, là? Tant pis pour ma gueule"».

Les producteurs doivent comparaître ce vendredi 19 décembre 2008 à 14h30.


mercredi 17 décembre 2008

"Choron, dernière" énerve Val, Cabu, Wolinski et Marin Karmitz


TOUS LES DOCUMENTS CI-DESSOUS ONT ÉTÉ INTÉGRÉS DANS LES PAGES DU MHM SUR LE FILM


Tiens, un procès...

On a appris aujourd'hui que Val, Cabu et Wolinski assignaient 3B productions (co-producteur du film) et Tadrart Films (distributeur) en référé pour demander le retrait de leurs noms des affiches de Choron, dernière, du 8 pages promotionnel, du site internet, etc., alors que la sortie du film en salles est fixée au 7 janvier prochain.

Curieusement c'est la même petite bande qui ne trouvait rien à redire en 1998 à l'affiche de Pas vu pas pris sur laquelle figurait également des noms de personnalités publiques à qui personne n'avait demandé d'autorisation (voir la jaquette de la VHS). C'est Charlie Hebdo d'ailleurs qui avait fait imprimer le premier lot d'affiches de Pas vu pas pris, celles envoyées au membres de l'association PVPV.
L'audience aura lieu le vendredi 19 décembre, l'avocat des plaignants est l'inénarrable Richard Malka, ci-devant avocat de Clearstream dans ses attaques contre Denis Robert.

Choron, persona non grata au MK2

(Un mél de Pierre carles à Marin Karmitz)

« J'ai appris que MK2 ne comptait pas sortir Choron, dernière. Ça me surprend puisque que c’est au MK2 Beaubourg qu'était sorti en 2001 le film que j’ai réalisé sur Pierre Bourdieu La sociologie est un sport de combat, resté quasiment sept ans à l'affiche dans cette salle. Il me semble que le MK2 Beaubourg était une salle particulièrement indiquée pour sortir Choron, dernière (même mon dernier film Volem rien foutre al païs y a été programmé). Essayons donc de comprendre ce qui s’est passé.

Dans Choron, dernière, on découvre un homme qui, comme Bourdieu, est resté relativement droit, intègre, fidèle à ce qu'il a toujours été. On ne peut pas dire autant de Marin Karmitz. Le réalisateur de Camarades s’activait à l'extrême gauche à la fin des années 60 pour finir aujourd'hui par soutenir Nicolas Sarkozy (« Nicolas Sarkozy a peut-être sauvé France Télévisions ! » a t-il déclaré lorsque Sarkozy a supprimé la publicité le soir sur France 2 et France 3 afin d’offrir une manne publicitaire supplémentaire à ses amis de TF1). Par ailleurs, vous avez programmé dans le réseau MK2 C'est dur d'être aimé par des cons de Daniel Leconte avec Philippe Val en guest star (autre homme de gauche passé à droite). Val a reçu le soutien de Bernard Henri Levy. Ils ont monté ensemble les marches du festival de Cannes cette année. BHL est également un proche de Marin Karmitz. Dans Choron, dernière, Val n’est pas à son avantage. On peut légitimement se poser la question de l’autocensure du réseau MK2 à l’égard de Choron, dernière. Pourquoi sortiriez-vous un film qui déplairait à Val, donc à BHL, et par conséquent à Marin Karmitz ? Officiellement, vous ne prenez pas le film parce qu’il ne vous plait pas. Il semblerait que la réalité se situe ailleurs : le film vous pose problème pour les raisons invoquées ci-haut. Il aurait simplement fallu assumer tout cela au lieu de tergiverser, de faire croire à Marie Demart, de Tadrart films, que vous ne vous ne saviez pas si vous le sortiez, ou que vous ne vous étiez pas encore décidé… D’emblée, c’était tout vu.

Je suis naïf, j'aurais dû me remémorer un épisode passé. En 1998, MK2 n’avait pas voulu passer mon premier film Pas vu pas pris de peur de fâcher Canal +, la chaîne de télévision mise en cause dans le film, alors toute puissante. Dix ans plus tard, MK2 récidive en en ménageant Philippe Val, BHL et cie. « MK2, une autre idée du cinéma » prétend la publicité. Un cinéma de copains et de coquins ? »

Pierre Carles