Le Journal d'un homme moderne

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jeudi 27 octobre 2011

Départ prématuré

La situation s’est dégradée ces deux derniers jours, le fleuve Chao Phraya déborde à partir de l’après-midi à cause de la marée montante et les eaux envahissent une partie du centre historique. Des endroits où j’étais il y a quelques heures sont à présent envahis, modérément, (30 cm en moyenne) par les eaux, et redeviendront sec demain. La crainte majeure est que les digues principales au Nord cèdent ce week-end.

Thanon Maha Rat, à proximité du Palais royal et de l’université, vers 13 h.

Je dois malheureusement rentrer en Europe cette nuit, étant donné que la conférence à laquelle je devais participer a été reportée au printemps… Mais je reviendrai plus tard sur cette expérience de quelques jours.

mardi 25 octobre 2011

Digues & murs



Entrée du Sofitel Silom : livraison de sacs de sable.





Photographes prises ce matin (25 octobre), Thanon Silom & Thanon Sathorn, en plein quartier d’affaires de Bangkok, non directement menacé par les inondations, encore… Je viens de m’installer à côté de l’Alliance française, où j’ai rencontré le responsable culturel. Le gouvernement vient de donner exceptionnellement 3 jours de congés aux fonctionnaires du pays, entre jeudi et lundi, pour qu’ils prennent le large et soin de leurs bien, s’ils le peuvent. La prochaine marée montante est attendue avec appréhension : elle peut faire déborder le fleuve Chao Phraya, dont le niveau est relativement élevé, mais dont les abords restent encore accessibles (tout du moins à proximité de Thanon Silom, où je suis allé jeter un œil).



lundi 24 octobre 2011

Bangkok entre deux eaux

C’est un autre homme (sm), plus ou moins moderne, qui vous écrit de la capitale du Royaume de Thaïlande (ประเทศไทย).
Quelques mots pour commencer sur les circonstances de ce voyage : j’ai été invité à donner une conférence et un atelier dans le cadre de mes activités professionnelles (histoire de la typographie) au second Bangkok international typographic symposium (BITS). Sans cette opportunité, il est très probable que je n’aurais pas fait ce voyage pour découvrir enfin l’Asie, ou plutôt un de ses multiples versants.

Immédiatement, Bangkok me rappelle Abidjan, où j’ai vécu 16 mois il y a une quinzaine d’années : cette odeur douce et rance s’échappant des égouts, cette chaleur moite et lourde, les étals de restauration de rue et les tables provisoires où mangent les travailleurs, sur les trottoirs étroits et défoncés… Tout est juste beaucoup, beaucoup plus étalé et parsemé de gratte-ciels à perte de vue, signes d’une santé économique toujours solide, malgré les troubles politiques de ces dernières années.

Et la même urbanité de patchwork, épatante, tissée de ruptures et de zones commerciales ou mortes.

Mais j’arrive alors que le pays connaît de graves inondations. Autour du Sofitel Silom où je réside pour deux jours — un luxe aux antipodes des problèmes que rencontrent actuellement une grande partie des thailandais —, de nombreux commerçants, souvent de manière symbolique, érigent des digues devant leurs boutiques. Les eaux avancent et demain les pluies devraient reprendre, parallèlement à une nouvelle marée montante. Je m’informe ici pour le moment.

(ce billet est susceptible d’être développé ultérieurement, à suivre)