C’est un autre homme (sm), plus ou moins moderne, qui vous écrit de la capitale du Royaume de Thaïlande (ประเทศไทย).
Quelques mots pour commencer sur les circonstances de ce voyage : j’ai été invité à donner une conférence et un atelier dans le cadre de mes activités professionnelles (histoire de la typographie) au second Bangkok international typographic symposium (BITS). Sans cette opportunité, il est très probable que je n’aurais pas fait ce voyage pour découvrir enfin l’Asie, ou plutôt un de ses multiples versants.

Immédiatement, Bangkok me rappelle Abidjan, où j’ai vécu 16 mois il y a une quinzaine d’années : cette odeur douce et rance s’échappant des égouts, cette chaleur moite et lourde, les étals de restauration de rue et les tables provisoires où mangent les travailleurs, sur les trottoirs étroits et défoncés… Tout est juste beaucoup, beaucoup plus étalé et parsemé de gratte-ciels à perte de vue, signes d’une santé économique toujours solide, malgré les troubles politiques de ces dernières années.

Et la même urbanité de patchwork, épatante, tissée de ruptures et de zones commerciales ou mortes.

Mais j’arrive alors que le pays connaît de graves inondations. Autour du Sofitel Silom où je réside pour deux jours — un luxe aux antipodes des problèmes que rencontrent actuellement une grande partie des thailandais —, de nombreux commerçants, souvent de manière symbolique, érigent des digues devant leurs boutiques. Les eaux avancent et demain les pluies devraient reprendre, parallèlement à une nouvelle marée montante. Je m’informe ici pour le moment.

(ce billet est susceptible d’être développé ultérieurement, à suivre)