[NDL'HM : Voir en fin de billet les addenda]

En avril 2007, je re-publiai sur le ouèbe un excellent texte de Serge Halimi, L'art et la manière d'ignorer la question des médias, que je vous invite bien sûr à relire et méditer. Ce texte était repris de Pour une analyse critique des médias — Le débat public en danger, publié sour la direction de Éveline Pinto, Collection Champ social, Éditions du Croquant, janvier 2007, lui-même fruit des journées du 21 et 22 octobre 2005 organisées par l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Le Monde Diplomatique. Ce texte était publié avec l'autorisation de l'auteur, de la directrice et de l'éditeur.

Je dois avouer ici que je me suis parfois passé -et sans fausse honte- de ces autorisations, mais jamais d'indiquer mes sources. J'ai peu de respect pour la propriété, intellectuelle ou pas, mais pas mal pour le travail des autres.

On me montre tout à l'heure un exemplaire de Vendredi, hebdomadaire de compilation du ouèbe, où je retrouve ce même texte salement saucissonné pour rentrer dans le format de publication, agrémenté d'une photo non sourcée de l'auteur et d'une photo d'illustration assez peu explicite. Une source est indiquée, http://socio13.wordpress.com/, blogue de Danielle Bleitrach, pour qui j'ai assez assez peu de sympathie, sinon qu'elle est de gauche, c'est déjà ça, mais d'une obédience façon Staline qui m'indispose très souvent -mais je lui pardonne volontiers parce qu'elle semble sincère et passionnée et qu'il faut de tout pour faire une Gauche, même quelques centralistes démocratiques.

Mme Bleitrach n'avait pas daigné indiquer la source de son recopiage, ce qui dénote un curieux manque de rigueur pour une admiratrice de la version bureaucratique la plus sévère du socialisme, mais bon, hein, j'aime mieux ça qu'un stage de rééducation pour révisionnistes libertaires dans une banlieue de la Havane.

En revanche, que M. Rosselin, fondateur de toutes sortes de médias, ne prenne pas la peine d'indiquer des sources correctes pour ses repiquages emballés du vendredi, ni n'exprime de demande de publication et de saucissonnage auprès de l'auteur du texte, ce qui m'a été confirmé, je trouve ça très mal élevé. J'avais cru comprendre qu'il demandait des autorisations et même payait les auteurs d'une poignée de pépitos ou quelque chose d'approchant. J'avais dû mal comprendre.

Soyons clair : dans l'histoire, le MHM ne méritait bien sûr pas un sou, ni non plus n'avait besoin d'être consulté (l'auteur, si). D'ailleurs, on me dit que M. Rosselin ne connaissait pas mon existence, ce qui est tout excusable, enfin un peu moins pour un éditeur sensément éclaireur du ouèbe à l'usage des foules : notre présence est discrète mais tout de même constante depuis 1998, époque où la Toile était moins chargée, mais voilà que le pêché d'orgueil me guette, je m'arrête.

J'ai lu quelque part que Vendredi n'atteindrait pas ses objectifs de ventes et donc la rentabilité pour le moment.

Pour un truc si mal fait je dis que c'est bien fait.

L'HM

- addendum au matin : M. Rosselin m'écrit qu'il publiera un erratum dans le prochain numéro et qu'il fut abusé par dame Bleitrach qui lui céda les droits qu'elle n'avait pas. Nous lui en savons gré.

- addendum plus tard de quelques jours : Vendredi du 30 janvier a publié en dernière page ce petit encadré :

"L'art et la manière d'ignorer les médias, par Serge Halimi

La semaine dernière, nous avons publié le résumé d'un article de Serge Halimi qui était disponible sur le site socio13. Or, ce site n'en est pas l'éditeur original. Cet article a été publié sur le Net par homme-moderne.org. Il s'agit d'un extrait de l'ouvrage collectif  Pour une analyse critique des médias - Le débat public en danger, sous la direction d'Éveline Pinto, Col. Champ social, Éd. du Croquant, janvier 2007."